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mercredi 8 août 2018

MON AMI M'A CONTACTE 30 ANS APRES


Mon amie m’a contacté 30 ans après.
C’est arrivé il y a environ deux jours quand j’ai reçu un message de quelqu’un sur Facebook.
Le nom affiché était «Jessica Hamilton» et au début je ne pouvais pas me rappeler de qui il s’agissait.
Le profil était relativement récent et il y avait quelques photos d’endroits pittoresques. Comme il n’y avait aucune image de la personne, ça m’est devenu plus difficile de savoir qui c’était.

Après plusieurs heures de réflexion, j’ai réalisé que la personne qui m’a contacté était en fait mon amie à l’université. Ça faisait tellement longtemps que j’avais presque oublié tous mes amis de fac.
Le seul autre ami dont j’étais proche, Danny, avait quitté le pays de ce que j’ai entendu, et c’était la fin de ma relation avec lui.
Quelques uns de mes autres amis étaient toujours là, mais j’étais à peine resté en contact avec eux.

Vous voyez, maintenant j’ai une famille avec deux filles et j’étais quasiment un bourreau de travail. Je pouvais à peine gérer la pression que je subissais au travail et à la maison, et encore moins rester en contact avec des gens que j’avais rencontré il y a des décennies.

Jessica était ma meilleure amie à la fac car nous avions des cours en commun. Je l’avais toujours aimée mais j’étais trop poule mouillée pour l’inviter à sortir. Quand mon ami Danny m’a finalement poussé à le faire, je l’ai fait.
Le résultat est quelque chose que je préférerais oublier puisqu’elle a refusé.
Je me rappelle d’elle me disant qu’elle avait des sentiments pour quelqu’un d’autre et que finalement, elle sortait avec pendant les dernières années à l’université.

Ce rejet a rendu plus difficile pour moi de rester ami avec elle comme nous l’étions auparavant. De plus, depuis qu’elle était avec quelqu’un d’autre, c’était plus douloureux pour moi d’être près d’elle.
J’étais ravagé et Danny m’a beaucoup aidé à sortir de la dépression qui s’était développée dans mon esprit. Tôt ou tard, j’ai tourné la page et je suis passé à autre chose.

Comme je lui ai répondu sur Facebook, elle m’a précisé qu’elle voulait me voir d’urgence. Elle ne m’a même pas laissé le temps de l’interroger sur sa vie avant de me dire de venir la voir.

D’abord, j’avais le sentiment qu’elle voulait juste me voir à cause de l’excitation de retrouver un ami après tant d’années, mais après, je me suis dit qu’elle avait peut-être des problèmes.
Ou elle voulait peut-être juste s’excuser pour ce qui s’est passé à la fac.
Je devais savoir.

J’ai pris une semaine de congés et j’ai dit à ma famille que je partirai pour une semaine. Qu’il y avait un sentiment de mystère ici, et que je voulais enfin un peu de liberté vis-à-vis du travail
dont j’avais vraiment besoin.

Alors que je conduisais maintenant vers l’emplacement qu’elle m’a envoyé sur Facebook, quelques questions me sont venues en tête.
Pourquoi voudrait-elle me recontacter maintenant?
Était-elle en une sorte de danger?

L’endroit qu’elle m’avait envoyé m’a conduit à un quartier délabré à l’extérieur de la ville. C’était relativement loin pour moi mais je savais que je devais y aller.
Peut-être que Jess se sent sincèrement mal pour ce qui s’est passé à la fac. J’ai pensé.

Assez rapidement, j’étais dans le quartier dont elle m’avait donné les détails, et j’ai demandé autour de moi pour finalement trouver l’endroit exact où se trouvait sa maison.
Le crépuscule se dessinait lentement à l’horizon, et j’étais heureux d’être arrivé avant qu’il ne fasse sombre. Le quartier en lui-même avait un facteur effrayant et je ne voulais pas être perdu ici, de nuit.
Quand j’ai cherché aux alentours pour trouver le bon endroit, j’ai réalisé qu’on m’avait dirigé vers une maison isolée et délabrée. La maison était la plus proche de la fin de la rue où je me trouvais et les autres maisons de la rue paraissaient vides.

Qu’est-ce que tu fous ici Jess?
Pourquoi tu m’as dit de venir ici?
Comment tu peux vivre dans un endroit aussi dégoûtant?
Des questions inondaient ma tête. Mais je devais découvrir ce qui se passait.

Je me suis approché de la vieille maison crasseuse et j’ai frappé à la porte.
«Euh… Jess?»
Pas de réponse.
«Jess? C’est moi… Paul…»
Pas de réponse..

Ensuite, je les ai entendus. Des bruits de pas. Ils approchaient plus près. J’ai commencé à sentir mon estomac se nouer. Mes tripes s’emmêler les unes aux autres.
Les bruits de pas étaient désormais à côté de moi. Seule une porte rouillée se trouvait entre moi et ce mystère.

La porte s’est lentement ouverte et j’ai été secoué par ce que je venais de voir de l’autre côté.
C’était Danny
Mon meilleur ami à l’université.

«Danny?»
Il a esquissé un faible sourire.
«Danny? Que diable fais-tu ici? Tu n’étais pas à l’étranger? Où est Jessica? Elle t’a aussi dit de venir ici?»
Danny a sourit.
«Viens Paul.»

Il a ouvert la porte et m’a laissé entrer. La poussière dans le couloir a immédiatement commencé à entrer dans mon nez.
J’ai éternué plusieurs fois avant de regarder Danny. Il ne semblait pas être impacté par la fumée.

«Danny, où est Jessica?»
Danny a finalement commencé à parler.
«Elle est à l’étage. Allons-y.»
«Est-ce qu’elle t’a contacté également? Est-ce qu’elle t’a dit que je venais?» Lui ai-je demandais.
Il ne m’a pas répondu.

Nous étions en train de monter les escalier et une frayeur soudaine m’a envahit.
Jessica n’a jamais mentionné quoi que ce soit au sujet de Danny sur le chat, et j’étais sûr qu’elle l’aurait fait. Elle savait que je n’aimais pas les surprises.
J’étais content de revoir Danny après si longtemps mais quelque chose clochait.

Nous nous sommes approchés d’une pièce qui dégageait la sensation d’une chambre. Danny est entré avant moi.
«Paul est là.» L’ai-je entendu dire depuis l’intérieur de la pièce.

Je suis entré dans la pièce et mon cœur s’est arrêté. De la terreur pure a parcouru mes veines jusqu’à ma tête.
Devant moi, sur un lit en piteux état, se trouvait Jessica.
Pâle.
Indemne.
Immobile.
Sans vie.

Mon cœur s’est serré. Je me suis soudainement senti oppressé.

«Danny… qu’est-ce que…. qu’est-ce que c’est que cela… Jessica… Jessica...» je m’efforçais pour laisser échapper ces mots.
«Il n’y a pas de Jessica, Paul. Plus jamais. Il n’y a jamais eu de Jessica. C’est moi qui t’ai contacté, en me faisait passer pour elle.» Dit Danny.

Mon corps était lourd. Je me suis lentement écroulé sur le sol.

«Pourquoi… Pourquoi…» Ai-je demandé.

«Paul parce qu… Parce qu’elle devait être à toi. A toi pour toujours. Je sais à quel point elle t’a blessé à l’université. J’ai senti ta douleur. Tu méritais mieux. Après que nous ayons tous obtenu notre diplôme et que nous ayons suivi notre chemin, je sais que tu étais encore brisé. Je savais que je devais remettre les choses en ordre. Des années plus tard, j’ai commencé à la traquer.» A-t-il laissé échapper avant de continuer, «Elle avait quitté le pays depuis longtemps mais quand elle est finalement revenue il y a 2 ans, j’ai commencé à la suivre partout où elle allait. Je l’ai étudiée comme un bouquin, Paul. Ensuite, la semaine dernière, je l’ai fait. Je l’ai kidnappée et je l’ai emmenée ici, où je savais que personne ne viendrait à sa recherche. Je l’ai gardée ici sous sédatifs tous les jours. A chaque fois qu’elle se réveillait, elle appelait à l’aide mais personne ne pouvait l’entendre. Elle ne coopérait pas, Paul. J’ai essayé de la nourrir mais elle me crachait dessus ou me mordait le bras. Je savais qu’elle ne m’écouterait pas. C’est pourquoi il y a quelques jours, je lui ai fait faire une overdose. Elle ne se réveillera plus, Paul.

Ma tête tournait à ce moment-là. Mon meilleur ami de l’université était devenu un psychopathe. Comment a-t-il pu lui faire ça….
Pauvre Jessica….

-«Reste… loin de… moi...» demandai-je.
-«Je suis désolé Paul. Je sais que je l’ai tuée, mais les choses sont faites. J’allais te contacter plus tôt, mais je devais la calmer et elle ne l’était pas. Mais ne… ne t’inquiète pas Paul. Tu peux encore l’avoir. Tu peux l’avoir comme ça Paul. Tu peux. Je ne l’ai pas touché ou regardé de n’importe quelle façon que tu ne voudrais pas que je fasses Paul. J’ai fait tout ça pour toi. Elle sera toujours à toi Paul...» Danny a laissé échapper un sourire avant de m’approcher.

Mes jambes semblaient figées sur place. Je ne pouvais pas bouger d’un pouce. Mon corps entier m’a abandonné à cet instant.

-«Reste loin de moi... Espèce de bâtard dégénéré...» Ai-je dit en essayant de m’éloigner de lui.
-«Paul… ne m’appelle pas comme ça. Je suis ton meilleur ami. J’ai fait ça pour toi, Paul…» Dit Danny en s’approchant de moi.
-«Reste loin… de moi… Tu n’es pas mon ami… Tu n’es qu’un psychopathe. Un malade, un bâtard dégénéré. C’est ce que tu… es...» Ai-je bégayai.
-«J’ai fait tout ça pour toi… et tu me remercies en me traitant de dégénéré?» Dit Danny, son expression se transformant en un regard agacé.

Je me suis foulé la cheville vers les escaliers et j’ai désespérément tenté de me relever.

«Toutes ces années… pour toi…. Et tu m’appelles un dégénéré...» Ai-je entendu Danny dire. Je ne m’attardais pas sur lui sur le coup. Tout ce que je voulais, c’était de me relever et de quitter cette maison.

«Toutes ces années...» Ai-je encore entendu de Danny.

J’ai finalement réussi à me relever alors que je me préparais à descendre les marches. Mais c’est à ce moment que je l’ai senti. Une piqûre aiguë dans le cou.

La piqûre m’a poussé à jeter mes bras autour de mon cou pour détecter la source de le douleur.

J’ai senti une aiguille quelconque.
Je me suis soudainement senti plus paralysé qu’avant.

J’ai vu Danny sourire de derrière moi.
Il avait coincé quelque chose sur moi.

Le sédatif…


Traduit par Chose Effrayante, 
Lien de l'original: https://www.reddit.com/r/creepypasta/comments/92xdmi/my_friend_contacted_me_after_30_years/?utm_content=title&utm_medium=hot&utm_source=reddit&utm_name=creepypasta

vendredi 3 août 2018

JASON THE TOY MAKER

Je n'ai pas beaucoup de souvenirs laissés de mon passé. Les visages de mes vrais parents sont comme des masques fondus dans mon esprit.
J'ai seulement des restes de mon enfance, des noms sans visages et une obscurité totale. 
À l'âge de neuf ans, des événements s'étaient passés dans ma famille. Le traumatisme était si profond qu'il m'a fait oublier la plus grande partie de ma vie.
J'avais seulement un lambeau de mémoire relaté par mon meilleur ami. Il fut le seul que j'ai eu dans ma vie. C'était une image collée dans mon esprit, venant ensemble avec un rire et une mélodie de boîte à musique en fond.
Parmi les flashbacks, je saisissais une lueur de ses yeux couleur miel et de sa sombre chevelure acajou. Je me souvenais de son sourire affectueux... mais rien d'autre. Tout le reste disparaissait dans le noir. Les souvenirs revenaient de l'orphelinat d'où j'étais née. De merveilleux parents, Maddalena et Steven, qui me redonnèrent le sentiment chaleureux d'avoir une famille, m'adoptèrent, une sensation, que j'avais oublié.
Ils m'élevèrent dans leur maison jusqu'à l'âge de quinze ans.
Mon amnésie me conduisait à aller aux examens et aux vérifications psychologiques, qui d'année en année étaient lentement voués à l'échec. Il semblait que je ne repourrai pas recouvrir la mémoire. Ce fait me désolait.
D'un côté, je voulais savoir ce qui s'était passé, mais d'un autre... une étrange sensation d'anxiété me suggérait  de ne pas le souhaiter.
Évidemment, c'étaient une des déplaisantes conséquences de mon traumatisme. C'était juste comme la paranoïa d'être persécutée par quelque chose.
Les spécialistes parlaient à mes parents d'une mémoire particulière, qui devait continuellement être stimulée. Ni la cause, ni ce que c'était exactement n' était clair mais détruisait mes efforts, je ne restais concentrée que sur ça.
Je me sentais comme observée, non pas par des gens, mais par les jouets en peluche de ma chambre. C'était stupide, je sais. Au commencement, ils étaient de simples jouets, mais de temps en temps encore, leurs gros yeux ronds paraissaient me contempler.
Depuis que j'étais petite, je pensais que les jouets en peluche dans ma chambre étaient en vie et parfois j'essayais de le prouver: J'espionnais hors de ma chambre à travers le judas, puis je retournais soudainement et je ne détachais jamais mes yeux d'eux, pas jusqu'à ce que je sentes un peu une sensation brûlante à ne pas cligner des yeux.
Ce souvenir était un des quelques souvenirs de mon enfance qui me font encore sourire, mais les choses changèrent.
À maintes reprises, les jouets en peluches étaient ceux qui me fixaient. Il semblait presque qu'ils voulaient me tester et que je ne pouvais pas les découvrir. Cette pensée collait à mon âme. Par moments, il me semblait qu'ils bougeaient, tournant leur petite tête vers moi. D'autres fois, ils faisaient du bruit dans ma chambre. Cela ne pouvait être vrai, évidemment.
Pourquoi cette pensée me persécutait-elle? Pourquoi détestais-je ces jouets en peluche? Malgré tout, pourquoi ne me débarrasserais-je pas d'eux?
Je pourrais les avoir présentés à d'autres enfants ou jetés à la poubelle. Un jour j'essayais, vraiment, je le fis, mais quand j'en pris un dans mes bras, une forte sensation d'anxiété et de terreur m'arrêta. Je finissais toujours par les remettre à leur place, sur les meubles,  sur mon lit, sur les étagères. Puis je dus prendre des tranquillisants.
Il y avait seulement un jouet que je prenais avec moi durant la nuit, et malgré mon âge, je ne pouvais point me séparer de lui et je sentais une affection familière pour lui qui avait débuté longtemps après mon amnésie.
Je l'avais trouvé dans ma garde-robe à l'orphelinat et à partir de là, nous étions devenus inséparables.
C'était un mignon lapinou avec des oreilles aussi longues que lui, d'un côté il était rouge et de l'autre de couleur caramel. Il portait un gilet noir, avec deux manches longues qui descendaient jusqu'à la pointe de ses pieds et pointillaient un élégant col qui levait des bouts pointus à chaque bord du tissu. Son petit œil gauche perlé était couvert d'un cache œil à fanfreluches stylisé, et au centre apparaissait un bouton noir.
Il était amusant, mais il semblait être le seul jouet en peluche sans dommages. Il dormait toujours à côté de moi depuis que j'étais petite juste comme cette nuit, après que je me sois faufilée sous les draps, et m'endormit presque immédiatement parmi le craquement des vieux murs.

Je me trouvais encore dans le noir, incapable de bouger et je ne pouvais pas comprendre comment je me trouvais là, entourée seulement par le silence pesant. Quelque chose de visqueux attrapa mon poignet et me tint si fermement qu'une douleur instantanée me traversa. Un ensemble d'ongles blancs pénétra ma chair. Je les voyais tailler à travers ma peau, me faisant saigner. Je hurlais et criais, mais un rire mugit, couvrant mes désespérants appels.

«Elle m'appartient.» me murmura une voix. Dans l'abîme obscur, deux yeux verts brillants apparurent devant moi, ils étaient à deux centimètres de mon visage.
«Vous êtes le seul obstacle pour moi.» 
Il ria amusé de ma douleur pendant qu'il me perçait avec des aiguilles sous mes ongles, et dans ma chair. Il détruisit mon corps avec de rudimentaires outils mais paradoxalement; il disait qu'il venait tout réparer pour moi.
Je remarquai la porte ouverte, la seule chose que je pouvais distinguer de l'obscurité. Mes yeux se brouillaient de douleur. J'eus un aperçu de personnes debout me regardant vers le bas. L'image de cette porte s'était rapprochée, me montrant leurs expressions figées, nonobstant leur grimace plâtrée sur leur visage.
Je vis que ce n'était pas de véritables personnes. C'était des poupées et d'une certaine manière, une forte sensation de nausée me submergeait juste de les avoir regardées. C'était quelque chose venant d'eux, me faisant mal au ventre peut-être, leur extraordinaire et macabre ressemblance avec les gens réels.
«Elle m'appartient.»

Puis, je me réveillai mes yeux grands ouverts et le battement de mon cœur était si fort que je pouvais le sentir au fond de ma poitrine. Je ne pouvais respirer, donc je me levai puis m'assis. Je frottai mes yeux, et je réalisais que j'étais habillée.

Le lapinou tomba, atterrissant à l'envers. Je me pencha et le remit sur le lit. Mon souffle revenait à la normal, mais l'image de ces aiguilles, souillées de sang et de ces terrifiantes poupées restait gravé dans mon âme. Je n'avais jamais fait un tel cauchemar auparavant.
Les émotions étaient si terriblement réelles. Je sentais encore ces griffes faire un trou dans ma chair, mais je réalisai que j'étais réveillée. La porte grinça; c'était ma mère venant dans ma chambre. Aussitôt qu'elle vit mon visage exténué, son sourire sur son visage disparut.
«Chérie, vas-tu bien?
-Oui, j'ai juste fait un cauchemar. À présent, tout va bien.
-D'accord, Daisy vient te rendre visite, je lui ai dit de t'attendre dans le salon.»
Alors, je quittai le lit. J'étais pauvrement vêtue et je ne voulais pas que ma meilleure amie me vit dans cet état. Pendant que ma mère fermait la porte, je courus vers ma garde-robe et pris une modeste robe. En l'espace de quelques minutes, je vins dans le salon propre et prête. Dans ma hâte, j'étais à bout de souffle.
«Enfin!» s'exclama Daisy souriante.
J'avais rencontré Daisy au collège et depuis nous étions inséparables. Elle était une personne bonne et généreuse; elle était toujours bienvenue dans notre famille. Mes parents appréciaient ses bonnes manières, mais ce que j'adorais chez elle en particulier; ce qu'elle ne parlait jamais de mon passé. J'étais capable de lui parler de mon amnésie en toute confiance.
Le jour était agréable et ensoleillé, alors nous nous posâmes dans le jardin, sous un vieil arbre Tupelo. Nous parlions tout en nous abritant du soleil à l'ombre de l'arbre. J'avais apporté des crayons de couleur et des feuilles de papier vierge et nous commençâmes toutes deux à dessiner. Daisy se sentit immédiatement fatiguée. Elle commença à cueillir des marguerites; les mis dans sa chevelure blonde pendant qu'elle causait à propos de Luisa, une fille qui vivait pour être le centre d'intérêt des gens. Pendant que mon amie était en train de parler, je l'écoutais et continuer à dessiner sans quitter mes yeux de la feuille de papier.
«Qui est-ce?» me demanda-t-elle soudain, remarquant le dessin.
C'était comme si je m'étais endormie pendant un bref moment, je battis des paupières devant la feuille de papier et je me sentis confuse de voir que ce dessin répétait maintes fois le même personnage.
«Je ne sais pas.»
Je n'avais pas la moindre idée de qu'il était. Le dessin le plus précis montrait un homme portant une veste noire avec une extravagante et volumineuse fourrure sur ses épaules. Il avait un beau sourire joyeux et deux yeux jaunes qui étaient un peu couvert par sa frange. Il portait des vêtements sombres et dans ses mains, il tenait une petite boîte bleue ressemblant à une boîte à musique.
«Peut-être l'ai-je vu dans une illustration.
-Oh ok, allons manger une glace, dit Daisy, changeant de sujet de conversation, apparemment pas très intéressée.
-Des fourmis viennent sous ma jupe!»

Cette même nuit, j'ai fait un autre cauchemar et c'était pire que le précédent. Je rêvais derechef de cette figure obscure, qui me torturait brutalement et qui répéta encore la même phrase: «Elle est à moi.» Je me réveillai à deux heures du matin, respirant vite; je me recroquevillai, sentant le mur dans mon dos. Je mis mes mains sur mon visage et respirai profondément. 

«C'était un rêve, juste un rêve, murmurai-je.»
Puis je regardai mon lapin à côté de moi, qui regardais derrière moi avec son œil noir et avec un regard irrité, je le jetai sur le sol. Depuis que j'ai commencé à m'endormir avec cet objet, mes rêves avaient tournés en cauchemars insensés!
Je fis demi-tour pour reposer mes jambes et à ce moment, je touchai, quelque chose de mon pied.  J'élevai mon regard et remarquai une poupée assise sur mon lit.
D'abord, j'étais figée sur place, tout ce que je pouvais faire était de la contempler; je ne comprenais pas comment elle était apparu ici. Mon cerveau commençait à se souvenir de mes parents, qui m'avaient donné un cadeau. Peut-être, n'avais-je pas de réel intérêt pour cette poupée, et en vérité, sa présence dans ma chambre me dérangeait.
C'était une curieuse poupée de cire avec d'étranges particularités. Elle avait un chapeau à fleurs se répandant à travers ses cheveux et seules quelques mèches caressaient ses joues. Elle portait une robe lacée blanche brodée avec un ruban noir attaché à sa taille. Ses bras étaient anormalement longs; elle avait de longs doigts effilés qui n'étaient pas non plus normales. Ce qui avait le plus attiré mon attention était une rose placée au centre de sa bouche comme si c'était supposé la faire taire.
Je la regardai de plus près et je la scrutai sous le clair de lune. Je touchai son visage et je réalisai qu'il y avait quelque chose d'inquiétant. Je m'agenouillai et essayai de l'observer de plus près , j'entendis alors quelque chose.
Une sorte de son tamisé... comme une respiration bruyante. Cela venait de la même poupée.
Effrayée, je la laissai tomber sur le sol et me levai horrifiée, tremblant violemment, me reculant au mur, hurlant à mes parents.

Soudain, tout tourna au surréalisme.


Le mur à côté de la porte s'élargit, comme si il y avait une bulle entre la peinture et le ciment. Lentement, des craquements apparurent comme ils augmentaient en nombre. La peinture  tomba en lambeaux, se posant sur le sol ainsi révélant une porte bleue.

Je n'avais pas la moindre idée de ce qui était arrivé.
Ces choses existaient seulement dans les livres, ou dans notre imagination, mais dans ma stupéfaction, je sentais que quelque chose allait sortir de cette porte. De la porte, je vis les mêmes mains noires que j'avais vu dans mes cauchemars.
«N'es-tu pas heureuse que Daisy vienne te rendre visite, non?» dit le monstre, debout sur le seuil de la porte, «Je ne l'aimais pas non plus, tu sais? Elle hurlait beaucoup.»
Daisy? Qu'est-ce qu'elle avait à faire avec lui?
Je regardais autour confuse, recherchant la présence de mon amie qui évidemment n'était plus là. Finalement, mes yeux aperçurent la poupée.
Cette chevelure blonde et ce visage fait de cire m'étaient étrangement familiers. Je retenais mon souffle, un cauchemar: cela avait dû être un autre cauchemar, je me précipitais sur la poupée et tournai sa tête dans mes mains tremblantes. Je posai mon oreille sur sa poitrine et entendis un autre son ainsi qu'une horrible respiration sifflante, le battement d'un cœur.
«Daisy! Daisy!» Criai-je désespérément.
Cela devrait être un cauchemar. Quelque chose comme ça ne pouvait pas s'être passé.
Je réalisai que mes parents étaient à côté de ma chambre selon les bruits que j'entendis, ils auraient dû m'entendre hurler, mais le monstre bloquait l'entrée. Il tira la porte fermée, la bloquant dans le même réglage, déformant le bois. Mes parents commençaient à frapper de l'autre côté, et je ne savais que faire.
Cela ne ressemblait pas à un rêve, c'était parfaitement clair; c'était plus réel que ces cauchemars d'obscurité et de torture. Mon cœur battait si vite que je commençai à ressentir une douleur. Je sentis la sueur sur mon front et la poupée tremblante dans mes mains, que je ne pouvais garder.
Le monstre résistait à l'entrée, ne bougeant pas de là. Dans la semi-obscurité, je pouvais voir son sourire démoniaque. Comme s'il attendait ma réaction. Je déboutonnai la robe de Daisy, qui semblait ensevelie sous les tonnes de cire et je commençais à creuser, essayant de la libérer. 
Je creusais, et je creusais et je creusais, tandis que ses gémissements devenaient plus intense... jusqu'à ce que je sentis de l'humidité sous mes ongles.
Je regardais mes mains, couvertes de sang. Sa chair avait du être mélangée à la cire, et le creusement que je faisais, ne l'aidait pas du tout. Cette chose qui était censée être Daisy était souffrante ses respiration sifflantes étaient figées de sang, mais son expression restait toujours celui d'une impassible poupée. Je tremblais avec horreur.
Je devais réprimer le haut-le-cœur, et soudain je sentis mon bras saisi.
«Ma splendide Maggie, tu as abîmé ta poupée!» s'exclama le monstre de ses yeux blanchâtres étincelant d'une lumière vert pâle. «Tu as même jeté Mr. Bunny par terre, mais je te pardonne. Tu dois retourner à l'endroit d'où tu viens; De mon côté!»
«Qui êtes-vous?»
Je me débattais comme une folle essayant de me libérer, tandis que mes parents tentaient de briser la porte. L'expression de cette créature était remplie d'étonnement.
«Je suis Jason le fabricant de jouets.» s'exclama-t-il «Ton fidèle ami, le seul à qui tu pouvais faire confiance!»
à l'entente de ce nom, quelque chose bougeait dans mes souvenirs, comme un choc électrique parcourant mon corps.
Mon père réussit à briser la porte et alluma la lumière.
Quand je le vis enfin, son visage me fit bombe qui explosait, libérant mes souvenirs qui étaient profondément enterrés dans les recoins de mon esprit pendant toutes ces années.

Je me souvenais du jour où nous nous étions rencontrés pour la première fois. Les jouets qui paraissaient fleurir de ses mains, je me souvenais de son sourire affectueux... qui se transformait progressivement en sourire hargneux et sadique.

Ce jour-là, il m'avait montré son exaspération, il s'attendait à ce que je lui accorde plus d'attention car dans son arrogance, il croyait qu'il avait tout mérité de moi. Quand il se lassa de moi, alors il montra ce qu'il était réellement.
Il révéla qu'il éliminait tous les gens qui m'entouraient dans la vie, il kidnappait mes amis pour les transformer en ses «Poupées» et j'étais carrément stupide de les admirer! Sortir de la maison était inutile, parce que la porte bleue réapparaissait au centre du salon. Il massacrait mes parents; il prit sa vengeance en les emportant loin de moi, et j'avais presque aussi subi le même sort. J'avais réussi à m'échapper de ses prises en courant autant que je le pouvais, loin de lui. Le plus rapidement. Je fuis l'odeur du sang et celui de la chair décomposée qui flottait dans l'air.

«C'était toi!» étais-je possédée par la colère, je commençai à le frapper, «Tu les as tués! Toi!»

Je continuais à le frapper, mais Jason était souriant, comme si on le chatouillait. Il n'avait aucun remord pour avoir ruiner ma vie!
Il était une bête possessive qui se cachait de mes yeux d'enfants derrière un visage d'ange. Il était capable de tout me donner et en même temps de tout détruire autour de moi. Il était diabolique!
«Bien sûr que c'était moi, ma splendide créature! Mr. Bunny te le montrait même.» sourit-il avec une vérité évidente, «Je créais pour toi plein de jouets et je ne peux plus attendre pour te présenter Mereanda, mais tu peux l'appeler Mandy si tu veux.»
Soudain, quelque chose frappa sa tête et le brisa en morceaux.
Mon père avait une massue en bois, il visa d'un coup la tête du monstre, mais ce qui se brisa était le bois. Le sourire de Jason se transforma en un furieux froncement de sourcils et sa prise augmentait sur mon poignet.
Il fit demi-tour et au moment où mon père vit le visage de Jason. Il ouvrit grand ses yeux et ma mère couvrit sa bouche pour dissimuler ses hurlements. Mon père ne perdait pas de temps, essayant encore de me libérer.
La massue brisée à moitié, avec laquelle un seul coup au visage du fabricant de jouet m'avait permis de me libérer. Ensemble, avec mes parents, nous sortîmes en courant de ma chambre. Nous nous précipitâmes rapidement à l'entrée. Mon père ouvrit la porte, mais au lieu du chemin du jardin devant nous, c'était l'atelier de Jason.
«Maggie, je te donne une dernière chance» dit calmement Jason, descendant des escaliers, «Après quoi, je teindrai les murs avec le sang des personnes qui t'entourent. Toi bâtarde!»
«Dans la cuisine, vite!»
Nous courûmes à la cuisine, entendant le rire du monstre nous suivre et une fois que nous fûmes dedans, nous pouvions toujours voir à travers les fenêtres, la petite fabrique du fabricant de jouets. Maintenant je suis désespérément sûre que ce n'était pas un cauchemar. La terreur qui m'accablait et le sang de Daisy sur moi étaient plus réels que tout autre chose que j'avais senti. 
Je fis demi-tour, «Où est papa?»
Ma mère saisit un couteau, et s'approcha de moi me tenant fermement dans ses bras.
«Steven!» l'appela-t-il avec sa voix tremblante, mais nous soupirâmes de soulagement quand nous le vîmes venir dans la cuisine, «Dépêches-toi, avant que -» 
La voix de ma mère se bloqua. Tout comme moi, elle regardait le visage pâle de papa. Il marchait lentement, avec un regard fixé dans le vide et des yeux grand ouverts.
Soudain, il tomba sur le sol et derrière lui apparut le sourire glacial de Jason.
Le fabricant de jouets me regardait avec des yeux fous.
«La batterie de papa est déchargée, elle devrait être rechargée!»
Jason révéla une clef mécanique géante et la mit dans le dos de mon père, déjà tâché de sang; il la tournait avec force et tordant la colonne vertébrale de mon père. Au second tour, je criais, couvrant mes oreilles pour bloquer le son des os brisés, mais je ne pouvais détacher mes yeux du corps de mon père déformé comme un serpent.
«Va-t-en! Laisses mon enfant tranquille!»  Ma mère me tenait fermement sur sa poitrine et malgré la terreur et les larmes qu'elle versait; son visage ressemblait à une de ces lionnes couvrant son petit.
«Silence, femme! Ce n'est pas à toi que je veux parler!»  grogna le furieux fabricant de jouets et à la fin, il pointa sa griffe blanche sur moi, «Viens avec moi, ma douce amie. Nous nous amuserons ensemble, nous serons de retour en riant comme nous l'avons fait alors.»
«Non, tu es juste un psychopathe malsain! Je ne sais pas quel genre de monstre tu es, je n'ai pas vraiment idée de comment tu pouvais exister dans monde, mais une chose est sûre! Tu dois disparaître pour toujours de ma vie!»
Au son de mon refus, le visage de Jason s'assombrit et ses yeux étincelèrent avec furie. Il commença à délirer, à se déformer et secouant la tête comme si il allait exploser à cause de moi.
«Je ne comprends pas...» grogna-t-il calmement, «Je ne comprends pas!» hurla-t-il, broyant ses dents, son visage devenait plus terrifiant, «J'étais le seul restant à ton côté quand tes parents préféraient travailler que de rester avec toi! J'étais un ami loyal, pendant que ceux qui t'entourent te regardaient uniquement quand ils avaient besoin de toi!» Il s'approcha, «Je te donnait toute mon attention, te donnant des tonnes de jouets et tu ne manquais jamais de rien! J'avais toujours fait de mon mieux pour ton propre bien, et c'est pourquoi je détruisais tout ce qui pouvait te blesser!»
Ses hurlements étaient si forts qu'ils résonnaient au-delà des murs, pendant que mon corps se secouait d'horreur à chaque mot.
«Je me débarrassais de toute personne qui t'attristait, parce que je voulais te rendre heureuse à mes côtés et après je te regardais longuement. M'as-tu encore oublié?! J'étais un vrai ami, mais tu m'as tourné le dos!»  Soudain son visage furieux se relaxa, mais non son sourire malsain, «Après avoir tout fait pour toi, il n'y a pas d'autre explication, il y a vraiment quelque chose de mal en toi.» Il porta sur moi un regard accusateur, «Tu as vraiment été une très vilaine petite fille, donc je dois te réparer...»
«Qu-quoi?» dis-je de ma voix tremblante.
«Tu m'as bien entendu, toi petite ingrate! Je te réparerai donc tu seras bonne.» Il ricana, «Tu seras une très belle poupée!»
Ma mère, qui était paralysée par la tirade de Jason, soudain se réveilla et pointa le couteau sur lui, «Si tu oses encore toucher à Maggie, je jure que je te tue!»
Jason regarda ma mère avec un regard de défi et s'approcha lentement. Le couteau était tremblant dans la main de mère pendant que le fabricant de jouets ne laissait rien paraître. Elle ne pouvait supporter la tension. Elle me poussa derrière elle et se précipita sur lui. Ma mère le poignarda dans le cœur et le monstre ouvrit grand ses yeux, il se contorsionna de douleur, plissant ses sombres sourcils et ma mère souriait triomphante.
«Je plaisante!»
En ce moment, un ricanement apparut sur le visage de Jason. Il ouvrit ses bras avec nonchalance, sans même retirer le couteau de sa poitrine. Ma mère en était choqué et résista encore pour quelques secondes, mais elle était exaspérée et commençait à le poignarder plusieurs fois, essayant désespérément de le faire réagir d'une certaine manière. L'écœurant son de la chair percée par le couteau pouvait être clairement entendu, tandis que la chemise était déchirée mais Jason gardait son parfait équilibre.
«Cela suffit maintenant!» commenta-t-il lassé après qu'il eut frappé ma mère sur son visage, la faisant tomber violemment sur le sol, «Je serai en difficulté si tu l'érafles.» 
Je fus rapidement à côté de ma mère l'aidant à se mettre sur les genoux; un côté de son visage était déjà enflé. Mes yeux passèrent sur le fabricant de jouets, que j'attendais pour sa vengeance immédiate, mais je fus pétrifiée quand j'aperçus ce qu'il faisait.
Il déboutonna sa chemise et planta ses ongles dans sa poitrine, assez près de ses blessures au couteau. Il enfonçait ses griffes dans sa chair et il commençait lentement à tirer sur le côté opposé. La plaie apparaissait comme une petite déchirure au centre, qui s'agrandissait puisque la chair se déchiquetait comme du papier. Un épais liquide noir tombait goutte à goutte sur le sol. Ce n'était pas du sang. Même si il était, alors il devait avoir  quelque chose de pourri. Quelque chose étincelait dans sa cage thoracique apparente.
«Probablement, tu oublies combien je m'occupe de ma splendide boîte à musique...mais heureusement, tout va bien.»
Il retira ses mains de son exposante poitrine et couvrit le trou avec sa chemise, cachant sa boîte à musique qui commençait à jouer de l'intérieur. Il s'approcha ensuite. Je voulais hurler, je voulais supplier, mais l'horreur à laquelle j'avais assisté me laissa complètement incapable de faire n'importe quoi, ce qui impliquait de serrer ma mère. Il avait suffit d'un coup sec pour que le fabricant de jouets l'arracha de mes bras. Il la prit sans effort et la repoussa dans sa poitrine, afin de l'empêcher de  remuer hors de lui. Il serra son bras autour de son cou, tandis qu'avec son autre bras, il bloquait la main qui le frappait.
«Maintenant, je vais te montrer ce qui arrive à qui tente de m'arrêter, maman.»
Il pencha lentement son bras dans la direction opposée. Elle cria de douleur, essayant de se libérer, mais le monstre était assez fort pour courber son membre et faire sortir l'os.
Ma mère enfonça ses ongles dans sa chair noirâtre, qui produisit à part une odeur nauséabonde, mais elle ne pouvait se libérer car la prise s'était fermement resserrée.
«Bien, je viendrai avec toi!» criais-je avec toute la voix que j'avais dans mon corps.
Jason leva son regard et m'offrit un regard sérieux. Ma mère était devenue pâle à cause de la douleur et de la perte de sang. Elle avait besoin de mon aide, mais il n'y avait rien que je puisse faire, sans me remettre au fabricant de jouets.
«Tu peux me prendre avec toi, mais laisses ma mère tranquille,» dis-je avec ma voix tremblante, «Après tout nous sommes amis, pas vrai?»
J'essayais de faire un sourire convaincant, bien que je tremblais de la tête au pied et que mes yeux étaient remplis de larmes. Jason ricana. Il était franchement satisfait et heureux de sa victoire.
«Excellent choix, Maggie.»
à ce moment-là, ses bras reprirent leur couleur habituelle. Ses lacérations se cicatrisèrent en quelques secondes et il fus de nouveau dans son apparence habituelle. Son visage revint à son état normal...mais je savais déjà ce qu'il cachait derrière ses yeux couleur ambre.
Il paraissait que Jason acceptait ma reddition, mais avant de laisser ma mère, il sortit de sa poche une petite souris rouge. C'était indubitablement un jouet, un de ceux avec une clef de remontage. Il saisit ma mère par sa mâchoire et la poussa dans sa bouche.
«Qu'est-ce qui ne va pas, maman? La souris prends-t-elle ta langue?» riait-il amusé, la poussant loin de lui.
Au bout d'un moment, je vis les yeux de ma mère, grand ouverts et effrayés.
Une lumière, puis une explosion.
Je tombai à genoux, sa mâchoire, son nez et ses yeux réduits en une chair sanglante.
Je tombai sur le sol. Une tâche de sang s'élargissait sous mon corps.
Du sang et des morceaux de chair giclaient sur moi, mais j'étais paralysée devant le cadavre de ma mère, tandis que Jason ne s'arrêtait pas de rire. 
«Pou-pourquoi as-tu fait ça?» 
L'ombre écrasante du fabricant de jouet me couvrait et penchait sur moi, son visage s'approcha , gâté d'une fissure sur sa chair façonnée par le bâton.
«Parce que je ne suis plus du tout ton ami, toi petite merde. À présent, je suis ton créateur.» Il me saisit ensuite par mon bras, et me traîna vers lui.
«Maintenant... Laisse-moi te réparer!»

Traduit par: Melindiaden

Lien de l'histoire Original: A VENIR

jeudi 2 août 2018

LA JOURNALISTE


Journaliste : Alors… Je crois… Ah okay, ça tourne. Donc Arka-
Arkady : Avant de répondre à toutes vos questions, j’ai quelque chose à vous demander.
Journaliste : Bien sûr, vous pouvez me demander ce que vous voulez, tout ce que vous voulez…
Arkady : Comment vous appelez-vous ?
Journaliste : Susan, mais vous pouvez tout simplement m’appelez Sue.
Arkady : Okay Sue, êtes-vous mariée ?
Journaliste : Non.
Arkady : Pourquoi ?
Journaliste : Et bien… Je n’ai… Je n’ai pas vraiment le temps pour les amourettes, ça me distrait de mon travail.
Arkady : Je comprends… Des frères et sœurs ?
Journaliste : Trois sœurs et deux frères, tous plus âgés.
Arkady : Ahah, je sais ce que ça fait d’être le plus jeune de la famille, devoir porter les vieux vêtements des plus grands. Toujours être au service des ainés 24/7… Ahhhh les souvenirs… *sourit*
Journaliste : Oui mais c’est bien d’être le centre de l’attention.
Arkady : Ce qui m’amène à la question suivante, que penseriez-vous ressentir en les voyant mourir ?
Journaliste : Ah… Euh…
Arkady : Je sais… Difficile d’imaginer, n’est-ce pas ?
Journaliste : Ecoutez, Arkady, j’ai répondus à vos questions, maintenant il faut répondre aux miennes.
Arkady : *s’affale* Allez-y.
Journaliste : Okay… *soupire* Pourquoi avez-vous tué tous ces gens dans l’Ohio ?
Arkady : *regarde lassement en direction de sue* Croyances.
Journaliste : Quelles genre de croyances ?
Arkady : La nature. *sourit*
Journaliste : Ne regrettez-vous pas les 82-
Arkady : 84… Je les ai compté.
Journaliste : 84 âmes innocentes que vous avez pris ? 55 d’entre eux avaient des femmes et des enfants, 12 hommes d’affaires mariés et les 17 pauvres enfants. Tout cela en excluant ceux que vous avez torturé.
Arkady : Nous sommes tous les mêmes. Du clochard bizarre dans la rue qui te regarde au travers de la fenêtre en se demandant comment sa vie aurait pu être, à l’homme qui serait capable de tout sacrifier pour sa famille. Nous avons tous une part de mal que nous cachons plus ou moins au plus profond de nous-mêmes. Ce que j’ai fais, je l’ai fais pour… Donner un exemple. Je suis le plus grand prophète car j’ai montré ce qui pouvait arriver quand un homme accepte de faire face à la vérité ; que la vraie raison pour laquelle la vie existe est d’évolué et de devenir quelque chose de parfait, un véritable prédateur, une vraie arme ne craignant pas la société, la loi ou même sa propre conscience. Mon objectif était bien de faire ce que j’ai fais et mon histoire peut être étudiée voir comprise… Et peut-être répétée sur des générations. Je suis immortel, je suis un vrai prophète, plus important qu’Adam, Abraham et Moïse !

Ce sont les derniers restes d’une cassette contenant l’interview du Serial-Killer Arkady Kosoritch qui tua 84 personnes en Ohio de 1999 à 2004. Arkady attirait des femmes souvent très alcoolisées provenant de bars et les étranglait avec leurs propres cheveux. Les hommes, il les égorgeait et arrachait la langue avant qu’ils ne puissent appeler aux secours. Quand aux enfants… Il était bien plus tordu… Il envoyait des lettres à leurs parents en leur disant que leur progéniture était soit morte soit en train de lentement agoniser.
Ce qui était bien plus surprenant en revanche c’était le compte redu du psychologue disant que le tueur de 22 ans n’était ni un psychopathe ni un sociopathe et qu’il n’avait aucun trouble du comportement pouvant même discerner le vrai du faux.
L’excuse de la folie était utilisée quand on entendait l’interview pour la première fois… Car il était prouvé que l’homme préméditait ses crimes bien avant de les commettre, il suivait ses victimes, se renseignait sur leurs familles et préparait ses propres pièges. Le seul problème est que cette cassette fut perdue ce qui fit qu’Arkady fut simplement placé en institut au lieu de recevoir la peine de mort. Tout ce que je peux vous dire c’est que j’espère qu’aucun humain n’essayera de reproduire les actes d’Arkady ou d’approuver ses idées malsaines…

Traduit par: Jane Doe
lien du texte original: https://www.reddit.com/r/creepypasta/comments/922kzt/the_interview/?utm_source=reddit-android

dimanche 29 juillet 2018

LES OMBRES CHINOISES

J'étais une petite fille tout à fait normale. Mes journées étaient rythmées comme celles de n'importe quel enfant de mon âge. Ma mère me réveillait le matin avec une voix douce et protectrice avant de m'aider à me préparer pour l'école. C'était elle qui me déposait devant la grille chaque matin et me regardait disparaître l'air soucieux. En bonne mère, elle attendait toujours que je sois entourée de mes camarades avant de partir, ainsi elle avait la conscience tranquille. Le midi, je faisais partie de ceux qui mangeaient à la cantine. La nourriture n'y égalait pas la nourriture familiale, mais je n'étais pas une enfant difficile. La compagnie de mes copains et copines était agréable et je mangeais de tout et volontiers. Le soir, c'était également ma mère qui venait me chercher. Elle s'occupait de moi et de mon chérubin de frère à la perfection, attendant le retour de mon père. Il rentrait tard mais s'arrangeait toujours pour être là avant l'heure du couché. Ah le moment du couché! C'était mon moment préféré de la journée et je l'attendais toujours avec une grande impatience parce mon père me faisait des spectacles d'ombres chinoises sur le mur de ma chambre. Pour se faire, il allumait simplement la lumière du couloir et entrouvrait à peine ma porte ne laissant passer qu'une fine ligne de lumière dans ma chambre. C'était à cet endroit précis qu'il me faisait rêver avant même que je ne m'endorme.
Mon père avait  d'autant plus suscité mon intérêt car il s'était donné la peine de créer une galerie de personnages édulcorés. Ces derniers paraissaient tellement réels que parfois, dans le feu de l'action, j'oubliais que ce n'était que les doigts de mon père qui les animaient et je leur parlait comme à des humains. Ils étaient mes amis et je me réjouissais à l'idée de les retrouver chaque soir. Il y avait une girafe, deux chiens et un lapin. Cela devait être à peu près tous les animaux que mon père pouvait mimer. La girafe, dont le nom ne me revient pas, était toujours la première que mon père faisait apparaître. Elle me disait bonsoir et me demandait ce que j'avais fait dans la journée. C'était sans doute aussi une façon pour mon père de connaître ce que j'avais fait pendant la journée, pensant que je me confierais plus facilement à mes amies les ombres plutôt qu'à mes propres parents. Quoiqu'il en soit après la girafe, j'avais le choix, je pouvais lui demander d'appeler n'importe quel autre personnage. Mon préféré était Dingo, le chien fou. Il me faisait vraiment rire. Il aboyait, il gesticulait dans tous les sens et ne faisait que des bêtises. Pour moi qui n'avait pas de chien, j'avais toujours rêvé d'avoir un chien comme lui. Bien que Dingo n'était qu'une ombre noir, je l'imaginais toujours tacheté car j'adorais les dalmatiens. En racontant cela, une vague de nostalgie m’envahis. Aujourd'hui j'ai bien grandis mais ces moments privilégiés me manquent parfois. De plus j'ai conscience que certains enfants auraient peur de ces ombres dansantes. Cela a quelque chose de macabre. Mon père lui-même était étonné de voir que je me réjouissais à l'idée de retrouver ces petits personnages chaque soir : il savait à quelle point je pouvais être trouillarde.
Là où de jeunes parents racontent des histoires pour endormir leurs enfants, mon père me faisait des spectacles d'ombres chinoises.

Néanmoins, il me fallait attendre l'heure du couché et le temps me paraissait toujours incroyablement long.
Puisque les ombres me fascinaient beaucoup, ma mère m'avait prêtée une lampe torche et, après avoir plongée ma chambre dans la pénombre en fermant mes volets, je passais des heures à m'amuser en prétendant me perdre dans ma chambre. Dans ce décor à la fois connu et inconnu, je détaillais les ombres créées par mes peluches et mes jouets. Suivant l'angle, j'avais constaté que les formes changeaient. Elles s'allongeaient, parfois elles déformaient les traits de mes camarades de jeux. C'était très divertissant et je ne m'en lassais jamais. L'imagination d'un enfant est une mine d'or dit-on. La mienne semblait être alimentée par une fontaine infinie. J'étais une enfant créative et totalement infatigable. Si bien que même la nuit, mon cerveau continuait de fonctionner à toute vitesse et cela m'empêcher bien souvent de dormir. Les histoires et les personnages s'agitaient dans ma tête et aucun ne semblait vouloir me laisser en paix. En avais-je seulement envie?
Quoiqu'il en soit, je n'arrivais pas à trouver le sommeil cette nuit-là. Mon père m'avait fait le show des ombres chinoises comme à l'accoutumé mais je n'étais pas rassasiée. Après m'être tournée 34 fois dans mon lit, j'ai décidé de me relever. J'étais trop petite pour me préoccuper de l'heure qu'il était en pleine nuit, mes parents n'avaient donc pas installé de réveil dans ma chambre. Mes volets et ma porte étaient fermés, j'étais dans le noir complet. A tâtons je me suis dirigée vers la lumière. Je l'ai allumée. Tout était calme, pas même un bruit au dehors ne venait perturber la tranquillité de la nuit. Tous mes jouets, peluches et poupées étaient comme au repos, rangés à leurs places respectives. Vraisemblablement il n'y avait que moi qui ne dormait pas.
Je me suis donc emparée de la grosse lampe de torche, puis j'ai éteins de nouveau la lumière. J'ai actionné le bouton "ON". La lumière électrique a jaillit et avec elle, mon imagination. Je me suis avancée vers le mur du fond, puis j'ai commencé à faire des cercles avec le faisceau lumineux, me racontant une histoire. Cette nuit-là, ma créativité m'avait porté jusqu'en Égypte où je m'imaginais enfermée dans les couloirs étroits d'une pyramide. Guidée par ma lampe torche et mon instinct, je cherchais les plus grands trésors de l'Histoire.

De longues minutes de jeu plus tard, j'ai commencé à ressentir les effets de la fatigue. Cette dernière avait vite fait de me rattraper. Je me suis étirée avant de bâiller aux corneilles. Il était tard et il était finalement temps de dormir. Cette fois, mes batteries étaient à plat, j'avais tout donné et je pourrais dormir sereinement. Je me suis retournée pour rejoindre mon lit quand tout à coup mon sang se glaça. Je sentis mon cœur battre à toute allure dans ma poitrine et ma respiration se bloquer. Là, sur un pan de mur, juste à côté de mon lit se tenait une ombre. Elle était grande, elle devait faire au moins deux fois ma taille. Elle avait une forme très étrange, c'était un loup qui se tenait sur ses pattes arrières. Je reconnaissais ses deux petites oreilles pointues et un long museau qui frétillait. J'étais pétrifiée sur place, la gorge sèche et mes mains tremblantes, incapable de bouger. L'ombre, quant à elle, bougeait de sa propre volonté, restreinte par la faible superficie du mûr sur laquelle elle se trouvait. Cela ne pouvait nullement être ma propre ombre, la lampe était pointée devant moi et il n'y avait aucune autre entrée de lumière. L'ombre bougeait, reniflait autour d'elle, remuait les pattes devant elle, mais ne semblait pas me voir. Elle n'avait pas de creux au niveau des yeux, je n'avais donc aucun moyen de savoir ce qu'elle regardait. Je ne saurais pas dire combien de temps je suis restée plantée là, paralysée. La peur m'empêchait de crier, d'appeler à l'aide. Pourtant j'en mourrais d'envie.
Au bout d'un moment, j'ai trouvé le courage de faire un pas un avant. L'ombre a continuer de bouger sans me remarquer. Deux pas, trois pas, je me rapprochais dangereusement du mur ainsi que de l'étrange ombre. Ma présence semblait lui être totalement égale, il était évident qu'elle savait que j'étais là. J'étais à présent à quelques centimètres d'elle puis j'ai donné un violent coup de bras vers le mur, comme lorsqu'on cherche à faire fuir un animal craintif. Contre toute attente l'ombre s'est aussitôt volatilisée. Elle fût comme aspirée par un des angles du mur et celui-ci se retrouva comme nu. J'ai éteins la lampe torche puis je me suis précipitée vers la chambre de mes parents en pleurant.
Ma mère ouvrit un œil, sans comprendre mon agitation. Je pleurais, je parlais fort, elle n'apprécia pas du tout. J'ai tenté de lui expliquer ce que je venais de voir, mais mes phrases n'avaient guère plus de sens que les phrases d'un bébé qui dit ces premiers mots. "Ombre... Chambre.... Loup.....Lampe". Le premier réflexe de ma mère fût celui de regarder l'heure sur le réveil avant de soupirer.

" Tu as dû faire un cauchemar.." a-t-elle dit, agacée.
J'ai insisté. Je voulais absolument qu'elle vienne voir de ses propres yeux. La convaincre n'a pas été évident, mais ma mère avait une grande patience et se leva donc, même si c'était à contrecœur. On a traversé le couloir qui séparait nos deux chambres. Ma porte était grande ouverte. J'ai saisis la lampe torche comme je me serais emparée d'un bouclier, puis j'ai faite asseoir ma mère sur mon lit. Je continuais à lui expliquer, haletante comme si j'avais courus un marathon, lui montrant le pan de mur en question. Elle alluma la grande lumière avant de balayer du regard ce que je lui indiquais. Bien sur, rien n'est apparut.

" Elle était là, déclarais-je.
- Il n'y a rien... répondit-elle.
- Attends, ça va pas marcher comme ça, il faut allumer la lampe torche"
Je me suis donc exécutée. Une fois la chambre plongée de nouveau dans la pénombre, j'ai rallumé ma lampe torche et je l'ai brandis devant moi, en direction du mur, aveuglant un peu ma mère au passage. Au début rien ne s'est passé. Pas d'ombre, pas de créature mi-humaine mi-loup. Ma mère se pencha pour regarder car, de là où elle était assise, elle ne voyait qu'à peine le mur. C'est alors que un museau est apparu à l'endroit exact où l'ombre avait disparue quelques minutes plutôt. J'ai murmuré à ma mère :
" Regarde là... regarde"
Ma mère a regardé mais n'a rien vue. Ou plutôt, je ne lui ai pas laissé le temps de bien voir. Je n'avais pas du tout envie de revoir cette ombre en entier, j'ai donc refais le même mouvement pour chasser l'ombre. Cette dernière a de nouveau disparue pour ne plus jamais réapparaître.

Aujourd'hui encore, je me questionne sur ce que j'ai vu cette nuit-là. Avais-je rêvé? Je ne pense pas non. Je n'étais pas le genre de petite fille qui souhaitait se faire peur intentionnellement.  C'était même tout le contraire. De plus, j'étais aller réveiller ma mère et, même si elle n'avait sans doute rien vu, elle s'est souvenu suffisamment longtemps du fait qu'elle avait été réveillée brutalement par sa fille car cette dernière avait vu une sois disant ombre inquiétante sur les murs de sa chambre.
A l'école, on me " tu as fais un cauchemar" ou bien "c'était un arbre agité par le vent au dehors." J'avais rejeté ces hypothèses ridicules en disant que j'étais certaine que la fenêtre était fermée depuis de nombreuses heures et qu'aucune de mes peluches ou jouets n'auraient pu créer une ombre aussi imposante. Et puis, comment aurait-elle bien pu bouger si c'était une peluche?
A force d'en parler, je savais que je me décrédibilisais, aussi ai-je cessé de la raconter. Personne ne me prenait au sérieux de toute façon.

Avec l'âge, j'ai appris à appréhender mes peurs de petite fille et mes angoisses m'ont aujourd’hui quittées. Plus rien n'est jamais réapparut sur ce pan de mûr solitaire donnant encore moins de poids à mon histoire. Je ne saurais dire si, suite à cet évènement, mon père a continuer à me faire des ombres chinoises. Peut-être que ma mère l'avait convaincu d'arrêter afin que je puisse dormir sereinement. Néanmoins, pour moi, c'est une certitude. A force d'avoir joué avec les ombres et de faire appel à des personnages loufoques, nous avions inconsciemment réveillé quelque chose. Quelque chose qui s'était simplement manifesté en ma présence et qui avait souhaité s'inviter à nos histoires du soir.

(écrit par Makana)

(Ne pas utilisez ce texte sans autorisation)



vendredi 27 juillet 2018

JESSICA

Cette poupée du nom de Jessica lui avais toujours fait peur.  Il faut dire qu'elle était moche avec ses yeux de plastique, d'une étrange couleur bleue, qui semblaient scruter l' âme de quiconque la regardait. Elle l'avait dit à sa mère que Jessica la rendait mal à l'aise, qu'elle l'avait déjà entendu lui chuchoter des choses à l'oreille pendant son sommeil. Mais que quand elle ouvrait les yeux, sa poupée se trouvait toujours ou elle l'avait rangé, en face de son lit, la fixant de ses yeux de plastique.
Elle l'avait dit aussi à sa mère, que parfois Jessica se baladait, car elle n'était pas toujours à la même place. Parfois elle se trouvait sur le lit et une autre sur le bureau.
Mais sa mère ne la croyait pas. Elle a donc décidé de s'en débarrasser. Un jour elle avait pris la poupée pour aller à l'école, avec l'idée de l'abandonner sur la route.
Quand elle était arrivée à un endroit désert, elle a sorti Jessica de son sac. Celle-ci avait dans le regard, quelque chose qui avait changé. Elle avait un regard haineux.
Sans remords, elle a jeté la poupée à terre au milieu de la route.  Après avoir fait cela, elle est partie à l'école le coeur léger. 
Mais sur le chemin du retour, son coeur s'est serré. La poupée n'était plus là. Ni dans les environs. Elle s'était donc dit, non sans crainte,  qu'un enfant avait dû la trouver et la ramener chez lui.
Puis elle était rentrée chez elle. 
Cette nuit-là, elle avait entendu une fois encore les chuchotements. Elle avait regardé devant elle, mais il n'y avait rien.  Seulement, les chuchotements venaient de sous le lit.  Après avoir regardé dessous, elle a hurlé de peur.  Sous le lit,  deux yeux bleus étranges qui la fixaient intensément.